Festival du court métrage : comment fonctionnent les jurys ?

Festival du court métrage : comment fonctionnent les jurys ?

3 février 2019 0 Par SuperBougnat

De nombreux prix sont remis lors du festival du court métrage de Clermont-Ferrand.
Comment fonctionnent les jurys pour voir les films, de mettre d’accord et attribuer les prix ?

De multiples jurys

Les nombreux prix remis chaque année le sont par plusieurs jurys.

Par exemple, les Prix Canal+ sont décernées par 2 salariées de la chaîne (Pascal Faure et Brigitte Pardo, responsables des courts métrages).

Le jury de l’ADAMI, qui récompense une comédienne et un comédien est composé de 3 personnes, dont les lauréats du pris à Cannes (Coralie Russier et Jean-Baptiste Sagory, cette année).

La rédaction de Télérama a désigné 6 de ses journalistes pour remettre son prix, l’association des amis du vieux Clermont en désigne, elle, 5 pour remettre le prix du rire – Fernand Raynaud.

Je ne vais pas citer ici tous les jurys désignés par des partenaires du festival.
Citons tout de même les 2 jurys étudiants qui comportent chacun 5 jeunes et décernent leurs pris dans les compétitions nationales et internationales.
Ces jurys “jeunes” ont souvent pour habitude d’animer un peu la cérémonie de remise des prix, avec humour et mise en scène.

Cérémonie de clôture
Source : Sauve qui peut le court métrage

Des jurys accompagnés

Si les programmes sont faits de manière à permettre aux différents jurys de voir tous les films de leur compétition, les 3 principaux jurys officiels sont eux largement accompagnés.

Ainsi, chaque groupe de jurés va être accompagné durant les 9 jours du festival par un secrétaire dédié : un/e bénévole du festival chargé d’assister les jurys.

Vous avez sans doute déjà remarqué les fauteuils réservés aux jurys, principalement dans la salle Jean Cocteau et la salle Boris Vian.
Cela correspond tout simplement au planning de visionnage des différents jurys, qui vivent un vrai marathon de séances durant le festival.

À charge pour les 3 assistants des jurys de s’assurer que chacun soit là à l’heure dite, ou puisse rattraper les séances éventuellement ratées.
La vidéothèque (sur ordinateurs – accès réservé) du marché du festival est utile, en dernier recours.

Car oui ! Comme si cette course d’endurance n’était pas déjà bien prenante, de nombreux jurys ont d’autres obligations durant la semaine du festival : présenter un film en projection, répondre à des interviews, parfois faire un aller/retour à Paris.
Et puis, il faut aussi organiser les repas, parfois profiter de quelques événements du festival, voir trouver du temps pour souffler un peu !

Délibérations secrètes et détente

En fin de semaine, une fois que tous les films ont été vus grâce à la vigilance des secrétaires bénévoles des jurys, les délibérations peuvent avoir lieu !

Même si les débats ont forcément été nombreux, jours après jours, c’est le jeudi matin, dans un endroit discret, que les jurys délibèrent et décident des prix qu’ils vont attribuer.

Que cela coule de source ou s’éternise pendant des heures, c’est forcément un moment très fort pour les jurés.

Une fois leur tache accomplie (et le résultat scrupuleusement gardé secret jusqu’au samedi soir), les jurys peuvent se reposer un peu.
L’organisation du festival leur propose d’ailleurs une après-midi à Royatonic, afin de se détendre et se ressourcer avant la cérémonie de clôture. De l’art de mettre en avant les atouts de la région !

Et le jury public ?

Le jury le plus nombreux et le moins accompagné est celui qui remet le prix du public !

Ce jury, un peu spécial, est composé des abonnés du festival.
En effet, chaque carnet d’abonnement est composé de 15 ou 30 tickets d’entrée et d’un bulletin de vote, permettant de désigner son film préféré dans les 3 compétitions (nationale, internationale et labo).

Des urnes sont disposées dans le hall de la Maison de la Culture (MDC) pour recueillir les bulletins.
Un dépouillement a ensuite lieu le vendredi soir, dans un recoin secret de la MDC, en petit comité afin de garder là aussi le résultat secret jusqu’à l’annonce des résultats (et la large distribution du palmarès imprimé, dans les couloirs de la MDC).

Prix du public
Source : Sauve qui peut le court métrage
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