Le fonctionnement de l’élection régionale

En France, chaque élection est différente et relève d’un processus particulier.
Je vous propose de revenir ici sur le fonctionnement de l’élection régionale, en 2021.

Cette élection désignera les représentants des habitants des 12 départements de notre région qui siégeront au conseil régional, pour 5 ans.

Qui vote ?

Seul les français majeurs et inscrits sur les listes électorales peuvent voter.

Cela exclut donc les ressortissants européens qui vivent dans la région ou les personnes qui ne jouissent pas de leurs droits civiques, ou ont oublié de s’inscrire sur les listes électorales.

Qui se présente ?

Les candidats doivent aux aussi être français, majeurs et jouir de leurs droits civiques.

Ils doivent être inscrits sur une liste électorale de la région où ils se présentent, ou y payer l’une des 4 contributions directes (taxe foncière, taxe d’habitation, cotisation foncière des entreprises, impôt sur les revenus).

Il est interdit de se présenter sur plusieurs listes ou dans plusieurs régions (même si on rempli les conditions dans plusieurs régions).

Une élection via des listes

Chaque liste comporte plusieurs candidats, répartis de façon paritaire (alternance femme/homme).

Les liste comportent des sections départementales, mais il n’y a bien qu’une seule et même liste pour toute la région, et les candidats le sont pour tout le territoire, pas simplement leur département d’origine.

Entre le premier et le second tour, des listes peuvent fusionner, et des modifications peuvent donc intervenir (voir plus loin).

Une élection en 2 tours

Si une liste remporte la majorité absolue au premier tour, alors l’élection s’arrête là.
La liste gagnante obtient les sièges auxquels elle a droit (voir plus loin) et les autres listes qui ont obtenu au moins 5% de suffrages se partagent les sièges restant, proportionnellement à leurs résultats.


S’il n’y a pas de majorité absolue au premier tour (cas plus que probable), alors un second vote est organisé.

• Les listes ayant obtenu moins de 5 % des voix sont éliminées.
• Les listes ayant entre 5 et 10 % des voix peuvent fusionner avec d’autres, pour aller au second tour.
• Les listes ayant au moins 10 % des votes exprimés ont le droit d’aller au second tour (et de fusionner avec d’autres listes ayant fait au moins 5 % sii elles le veulent).

La liste qui arrive en tête du second tour remporte l’élection et obtient une majorité des sièges à pourvoir (voir ci-dessous).

La répartition des élus

• La liste arrivée en tête obtient 25 % des sièges, en bonus.

• Les listes ayant obtenu au moins 5 % des voix se partagent les 75 % des sièges restant, en proportion de leurs résultats (y compris la liste majoritaire, qui a déjà obtenu un bonus de 25 % des sièges).

Concrètement, la liste arrivée en tête aura une grosse avance sur ses concurrentes, dans l’hémicycle régional.
Ce système est en place pour permettre des majorités fortes, en limitant le risque de devoir composer des alliances entre partis non alliés.

Et en Auvergne-Rhône-Alpes ?

Le conseil régional comporte 204 élus depuis sa création en 2016 (auparavant, il y avait 47 conseillers régionaux en Auvergne et 157 en Rhône-Alpes).

Voici la répartition des élus, fin 2020 :

Groupe communiste, Gauche républicaine et socialiste
8 élus

Rassemblement citoyens, écologistes et solidaires
7 élus

Socialiste et démocrate
30 élus

Parti radical de gauche-Le Centre gauche
5 élus

La Région en marche
6 élus

Mouvement démocrate
5 élus

Les Démocrates
23 élus (majorité)

Les Républicains, divers droite et société civile
85 élus (majorité)

Rassemblement national
31 élus

Non-inscrits
3 élus

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